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Les Bleus avec la force de l'âge

De l'épopée des Bleus au Mondial 2006, l'histoire du football retiendra la rage de vaincre d'une équipe. Une rage singulière, partagée par tout un peuple qui voulait se prouver, et prouver à la face de la planète, qu'il avait encore un avenir devant lui.

Souvenez-vous, c'était au début du tournoi, qu'est-ce qu'on a pu entendre sur la moyenne d'âge avancée – près de 30 ans – des Français ! Trop vieux, ils étaient finis avant même d'avoir commencé, contrairement aux Allemands, aux Brésiliens ou aux Argentins, qui avaient su rajeunir leurs rangs. Un mois plus tard, les susnommés sont renvoyés à leurs études quand les Bleus sont qualifiés pour la finale. Et c'est précisément l'expérience acquise avec l'âge qui leur a permis de franchir les obstacles, de maîtriser leurs adversaires, de porter l'estocade au bon moment. Jamais cette force de l'âge ne leur aura été aussi profitable que contre le Portugal. Un match dont la légende gardera moins en mémoire la qualité du jeu que la volonté de gagner.
 
Il ne faut jamais achever ses héros avant l'heure. Eux seuls donnent le coup de sifflet final. Et Zidane, 34 ans, avait prévenu. Pour lui, ce serait le 9 juillet 2006 à Berlin. Bravo l'artiste. Il a su dribbler tous les mauvais augures, jusqu'au bout. C'est la signature des champions d'exception.
 
À Berlin, contre l'Italie. Deux mots, deux noms porteurs de symboles dans le vocabulaire du ballon rond. La France en finale en Allemagne, c'est un peu la revanche de tous les matchs perdus par les Bleus contre la Mannschaft pendant des années. Des demi-finales de 1986 et surtout de 1982, celle qui a tant fait couler d'encre et de larmes.
 
Quant à la Squadra Azzurra, c'est un honneur de la retrouver en finale. Triple vainqueur de la Coupe du monde, l'Italie est une des plus grandes nations du football. Espérons qu'elle portera chance à Zidane comme autrefois elle mit en valeur Pelé, sorti victorieux de son dernier Mondial en 1970 à l'issue d'une rencontre de toute beauté. Ce jour-là, au Brésil, le roi était devenu dieu. Dribbleur-né, buteur inouï, passeur de génie : les mêmes superlatifs conviennent aujourd'hui à Zizou.
 
L'Italie donc, peut-être comme un signe du destin ! Et vivement dimanche, que ce destin s'écrive en lettres d'or. Car la France, deux fois en finale en huit ans, a changé de statut et de mentalité. Elle ne se contente plus des seconds rôles, comme naguère. Elle joue désormais pour gagner. Belle leçon enseignée par une génération de footballeurs qui, de Thuram à Henry, a toujours assumé ses responsabilités, même dans l'échec.
 
Joli message aussi adressé à tout un pays qui doute trop souvent de lui-même. Le football n'est qu'un sport. Il ne change pas la vie, mais dans la victoire, il peut insuffler un nouvel état d'esprit. Ce qui n'est déjà pas si mal. Alors, d'avance merci à vous, M. Zidane, et à votre bande. Au début, reconnaissons-le, peu y croyaient.
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