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Lebanon, Lebanon

So answer me this one, please. If you kill a hundred innocent civilians and one terrorist, are you winning or losing the war on terror? "Ah", you may reply, "but that one terrorist could kill two hundred people, a thousand, more!" But then comes another question: if, by killing a hundred innocent people, you are creating five new terrorists in the future, and a popular base clamouring to give them aid and comfort, have you achieved a net gain for future generations of your countrymen, or created the enemy you deserve?

On 12 July 2006 the Israeli chief-of-staff granted us an insight into the subtleties of his nation's military thinking. The military operations being planned for the Lebanon, he told us, would "turn back the clock by twenty years". Well, I was there twenty years ago, and it wasn't a pretty picture. Since then, the lieutenant-general has been as good as his word. I am writing this just twenty-eight days after Hizbollah captured two Israeli soldiers, a common enough military practice not unknown to the Israelis themselves.

In that time, 932 Lebanese have been killed and more than 3,000 wounded. 913,000 have become refugees. Israel's dead number ninety-four, with 867 wounded. In the first week of this conflict, Hizbollah fired some ninety rockets a day into Israel. Last week – despite 8,700 unopposed bombing sorties flown by the Israeli air force, resulting in the crippling of Beirut's international airport, and the destruction of power-plants, fuel-dumps, fishing-fleets, 147 bridges and seventy-two roads – Hizbollah upped its daily average of rockets to 169. And those two Israeli prisoners who were the purported cause of all the fuss have still not come home.

So yes. Exactly as we were warned, Israel has indeed done to the Lebanon what it did to it twenty years ago: laid waste its infrastructure and visited collective punishment on a delicate, multicultural, resilient democracy that was struggling to reconcile its sectarian differences and live in profitable harmony with its neighbours.

Until four weeks ago, Lebanon was being heralded by the United States as a model of what other middle-eastern countries might become. Hizbollah, it was widely and perhaps optimistically believed by the international community, was loosening its ties with Syria and Iran and on the way to becoming a political rather than a purely military force, yet today this very force is the toast of all Arabia, Israel's reputation for military supremacy is in tatters and its cherished deterrent image no longer deters. And the people of Lebanon have become the latest victims of a global catastrophe that is the work of deluded zealots and has no end in sight.

This piece was written in support of Lebanon, Lebanon, to be published by Saqi on 28 September 2006; all proceeds will go to children's charities working in Lebanon

David Cornwell, 2006

Interpellation

Répondez un peu à cette question, je vous prie. Quand vous tuez cent civils innocents et un terroriste, est-ce que vous gagnez ou perdez la guerre contre le terrorisme ? "Ah, me rétorquerez-vous, mais ce terroriste aurait pu tuer deux cents personnes, mille personnes, plus encore !" Se pose alors une autre question : si, en tuant cent personnes innocentes, vous provoquez l'émergence future de cinq nouveaux terroristes et leur procurez une base populaire qui jure de leur fournir aide et soutien, garantissez-vous un avantage aux prochaines générations de vos concitoyens, ou vous êtes-vous créé l'ennemi que vous méritez?

Le 12 juillet, le chef d'état-major de l'armée israélienne nous a gratifiés d'un aperçu des subtilités de la pensée militaire de son pays. Les opérations militaires prévues au Liban, nous déclara-t-il, "allaient renvoyer ce pays vingt ans en arrière". Eh bien, j'étais là-bas il y a vingt ans, et ce n'était pas joli, joli. Après sa déclaration, le général a tenu sa promesse. J'écris ceci vingt-huit jours exactement après que le Hezbollah a enlevé deux soldats israéliens, pratique militaire assez fort courante que les Israéliens eux-mêmes ne s'interdisent pas.

Au cours de ces vingt-huit jours, neuf cent trente-deux Libanais ont été tués et plus de trois mille blessés. Neuf cent treize mille sont devenus des réfugiés. Le nombre de victimes israéliennes s'élève à quatre-vingt-quatre morts et huit cent soixante-sept blessés. Au cours de la première semaine du conflit, le Hezbollah tirait environ quatre-vingt-dix roquettes par jour sur Israël. Un mois plus tard - en dépit de huit mille sept cents sorties effectuées par les forces aériennes israéliennes sans qu'elles rencontrent la moindre résistance, et qui provoquèrent la paralysie de l'aéroport international de Beyrouth et la destruction de centrales électriques, de dépôts de carburant, de flottilles de pêche, de cent quarante-sept ponts et de soixante-douze axes routiers -, le Hezbollah porta sa moyenne quotidienne de tirs de roquettes à cent soixante-neuf. Et les deux soldats israéliens qui étaient la raison affichée de toute cette agitation ne sont toujours pas rentrés chez eux.

Alors oui, comme nous en avions été avertis, Israël a fait au Liban ce qu'il lui avait fait il y a vingt ans : il a saccagé son infrastructure et infligé une punition collective à une démocratie fragile, multiculturelle et résiliente qui s'efforçait de réconcilier ses différences confessionnelles et de vivre en bonne harmonie avec ses voisins.

Il y a encore un mois à peine, les Etats-Unis faisaient du Liban le modèle de ce que les autres pays du Proche-Orient pourraient devenir. Le Hezbollah, pensait-on avec un optimisme peut-être excessif dans la communauté internationale, allait peu à peu couper ses liens avec la Syrie et l'Iran et se muer en une force politique et non plus purement militaire. Et voilà qu'aujourd'hui l'Arabie entière célèbre cette force armée, la réputation de suprématie militaire dont jouissait Israël est en miettes et l'image dissuasive à laquelle il tenait tant ne dissuade plus personne. Et les Libanais sont devenus les dernières victimes d'une catastrophe globale qui est l'oeuvre de zélotes égarés et ne paraît avoir aucune issue.

© David Cornwell, 2006.
Traduit de l'anglais par Gilles Berton.

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